Diagnostic, causes, fréquence,...

Diagnostic, causes, fréquence…

Les causes d’une rupture de ligament croisé antérieur (L.C.A.) du genou sont nombreuses et il est indispensable de savoir diagnostiquer et traiter le traumatisme le plus tôt possible afin de limiter les complications dans le temps.

Pourquoi la rupture du L.C.A. est-elle devenue un problème d’actualité ?

D’abord la fréquence des ruptures du L.C.A. s’est accrue du fait de l’augmentation des activités physiques et sportives de la population.
Ensuite, le niveau sportif s’est parallèlement élevé du fait de l’amélioration du matériel, des équipements, de la préparation physique.

Statistiquement, la rupture du L.C.A. survient dans plus de 80 % des cas lors de la pratique sportive, surtout sur les activités de pivot ou pivot-contact telles que (liste non exhaustive) :

  • Ski* (virage, réception de saut en hyperflexion, décollement brutal de saut, et autres);
  • Football, Rugby, Handball, Volleyball, Basketball (pivot pied bloqué, réception de saut, impulsion de saut, contact, etc.);
  • Moto (pied au sol avec pivot du fait de l’avancée de la moto, réception de saut, etc.);
  • Tennis, etc...

*30 % des accidents de ski concernent le LCA – N. WICKIEWICZ

La notion de choc latéral peut augmenter les risques de rupture.

Selon une étude suédoise, la fréquence de survenue d’une rupture de LCA serait de 0,3/1000 personnes/an et plus de 100.000 ruptures / an seraient répertoriées aux USA.

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Les facteurs de risque 

  • Facteurs génétiques;
  • Facteurs anatomiques osseux
    • largeur de l’échancrure intercondylienne (entre 14 et 18 mm)
    • inclinaison de la pente tibiale
    • axe du membre inférieur (valgus);
  • Facteur hormonaux (le LCA de la femme est 2 à 5 fois plus vulnérable que celui de l’homme (incidence du cycle évoquée, la rupture étant plus fréquente dans la 1ère phase);
  • Facteurs environnementaux
    • intrinsèques (diabète, poids, etc.)
    • extrinsèques (nutrition, qualité du sol, des chaussures, humidité, etc.);
  • Facteurs biomécaniques musculiares (déséquilibre musculaire avec supériorité trop grande des quadriceps sur les ischio-jambiens, muscles « protecteurs » du LCA, qualité de la proprioception, entraînement, etc.).

Le diagnostic de rupture du ligament croisé antérieur est maintenant porté de façon beaucoup plus fiable et précoce grâce

  • à la meilleure connaissance clinique (apparition dans les années 1980 du test de LACHMAN-TRILLAT, puis des tests de ressauts rotatoires)
  • au développement des examens complémentaires (signes radiologiques indirects dont l'encoche du condyle externe, I.R.M., mise en évidence ou mesure objective de la laxité antérieure par des radios dynamiques, des instruments tels que le KT 1000, le Rolimeter…).

  • A noter par ailleurs que : 
  • - chez les patients ayant eu une rupture du LCA :
  • - 30% ont une nouvelle rupture du LCA avec : 
  • * 1/3 re-rupture du LCA opéré,
  • * 2/3 rupture du LCA de l'autre genou.
  • - 6 fois plus de risques d'avoir une nouvelle atteinte du LCA dans les 2 ans, qu'une population témoin.
  • (source : publication M.PATERNO congrès AOSSM Chicago 7.2013)
  • NB : cependant, de nombreuses études (HAGGLUND, ESSKA 5.2012,...) montrent que des programmes neuromusculaires de prévention peuvent diminuer très notablement le pourcentage de ces ruptures.
  • Le Docteur BARTHELEMY et son équipe de kinésithérapeutes peuvent vous les montrer. 
  • Enfin, l’importance et l’abondance des études cliniques et des travaux scientifiques ont permis un perfectionnement de la connaissance anatomique et physiologique du croisé antérieur lui-même (sites d’insertion, 2 faisceaux, résistance…). Les travaux biologiques (enzymes articulaires post-traumatiques, biologie des greffes), les études mécaniques (résistance du L.C.A., fixation des greffes…), les études épidémiologiques, apportent une bien meilleure connaissance de la rupture du L.C.A. quant à sa survenue, quant à ses conséquences et quant à ses réparations.

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Si l’intervention chirurgicale se présente comme une alternative envisageable  : « Choix d’une technique opératoire »

Dernière mise à jour : ( 11-10-2013 ) Modifié le 11/10/2013